Orage et Arc en Ciel





nb :


Je suis une anti-islam primaire PARCE QUE le sens clair des textes de l'islam est l'apologie de la haine de certains êtres humains : que l'on pense que ce sens est clair ou dérivé, il serait totalement absurde et contradictoire de se battre contre une telle idéologie si ... l'on fait pareil en prônant une haine des musulmans : il y a quand même un minimum de logique à avoir ....

Andréa Dworkin against Pornography

Colombe Schneck : Shoah, IVG à 17 ans ...

Je retrouve dans la famille de Colombe Schneck les mêmes hésitations ou plutôt divergences qu'il y eu dans la mienne et dans probablement beaucoup, entre les pessimistes et les optimistes. Ceux qui ont décidé en temps voulu de partir, ceux qui ont pris les précautions qu'il fallait et les autres.  Les optimistes sont MORTS. Voilà ce que raconte Colombre Schneck.
Avis aux imbéciles d'aujourd'hui. SI QUELQU'UN TE DIT QU'IL VA TE TUER : CROIS LE ! MEME SI IL EST AUSSI FOU QUE L'ETAIT HITLER. Car Hitler était dingue : son livre était dingue, mais il jouait sur les bas sentiments, sur le "Mal", et il a été suivi, comme l'est Mahomet des générations après. Pourtant l'Allemagne était un pays de philosophes et de chrétiens, riches et cultivé, pourtant ... avant Mahomet, l'Arabie était un pays de tolérance religieuse totale, où toutes les religions étaient présentes ! ...


http://culturebox.francetvinfo.fr/emissions/france-2/dans-quelle-eta-gere/dix-sept-ans-de-colombe-schneck-grasset-208547

Ni banalisation, ni apologie, ni facilité, l'avortement n'est toujours pas facile à obtenir rapidement en France, rappelle Colombe Schneck.

Mais à lire l'article de Libération - voir lien ci dessous - deux questions apparaissent :
à 17 ans, ce que Colombe Schneck avait appris c'était à "s'émanciper " selon le journaliste de Libération en lisant " Emmanuelle" et à oublier qu'il pouvait lui arriver à elle d'être enceinte :

alors on peut se demander 1 - quand est ce que la critique de la libération sexuelle par Andréa Dworkin sera enfin entendue 2 - quelle liberté réelle était celle d'une jeune fille visiblement aussi peu consciente de ce qui pouvait arriver ?

Ma réponse est que les femmes sont complètement piégées par l'influence de cette idéologie du "droit à jouir sans entrave",
ce sont elles qui risquent d'être "hantées" par "un enfant qui n'est pas né et qui reste à côté très longtemps à côté" et qui par dessus le marché se voient réprimandées par quelque journaliste comme celui de Libération qui se permet d'écrire :
" Elle ne réussit pas à faire de cet acte médical«quelque chose de banal et de confortable». Et c’est bien la seule chose qu’on se permettra de lui reprocher, au moment où la loi Veil a 40 ans, et où l’on espérait que la culpabilité féminine était passée par-dessus bord."
 avant de se réjouir d'écrire au final, comme pour l'excuser et l'innocenter de tout soupçon d'accointance réactionnaire, qu'elle " confesse une tendresse d’adolescente pour le pilote d’avion de roman érotique qui inaugura la dépravation d’Emmanuelle. Accélérant l’émancipation sensuelle de celle qui, dans les années 80, avait 17 ans." Vachement émancipée avec un tel modèle, mais c'est bien sûr (!)

 
Colombe Schneck - Dix-sept ans par Librairie_Mollat



" j’ai avorté quand j’avais 17 ans. Dans mon livre à venir, Dix-sept ans, je raconte les circonstances de cet avortement. Cet enfant qui n’est pas né est resté comme un absent pendant très longtemps à côté de moi."  On a un peu oublié l’importance du combat de Simone Veil, la façon dont elle s’est battue contre son propre camp. Quand vous voyez les images aujourd’hui, elle est d’une dignité! C’est impressionnant."
Il y a eu un débat important en début d’année autour du projet de loi pour l’égalité hommes-femmes [qui contient entre autres des dispositions renforçant le droit à l’avortement]. François Fillon [ancien Premier ministre et député UMP] avait déclaré: «En choisissant de réécrire la loi de 1975 sur l’IVG, le gouvernement (…) risque de "banaliser" l’avortement.»  J’avais trouvé ça horrible. L’avortement n’est jamais banal et confortable. Ça vous hante toute votre vie. C’est quelque chose de douloureux. Je me suis dit: «De quel droit François Fillon me dit ce que je dois faire de mon corps?» Mon livre est une réponse à François Fillon et à l’UMP.'
Le droit à l’avortement a été menacé en Espagne et aux Etats-Unis. En France,c’est difficile d’avorter aujourd’hui. Rien n’est jamais acquis pour les femmes." 

COLOMBE SCHNECK EN 7 DATES

9 juin 1966 Naissance à Paris. 1990 Mort de son père. 1999 Naissance de son fils, Balthazar. 2001 Mort de sa mère. 2003 Naissance de sa fille, Salomé. 2006L’Increvable Monsieur Schneck (Stock), premier roman. 7 janvier 2015 Dix-sept ans (Grasset).

Outreau et la basse politique ...



A voir : le documentaire " Outreau, l'autre vérité "



En regardant la Commission qui sommait le juge Burgaud de s'expliquer ... j'ai été convaincue que celui ci avait travaillé avec le plus grand souci des enfants et en s'appuyant sur des constats matériels ( blessures des enfants ...).

Il semble que la politique politicienne, souci de certains politiciens de mettre fin au pouvoir des "petits juges" d'instruction  en particulier, a pesé lourdement dans cette affaire.

Il faut croire que cette affaire parait aujourd'hui négligeable puisque les auditions parlementaires ne sont plus disponibles aujourd'hui dans les archives consultables en ligne ... Est ce que d'autres risqueraient comme moi d'être convaincue du sérieux du travail du juge en l'écoutant ? ...

à lire et écouter sur cette affaire surtout :


Rappel: Outreau la vérité abusée - Marie... par JaneBurgermeister

Libérons Raif Badawi!

Libérons Raif Badawi !

Partout dans tous les pays musulmans émergent des voix qui posent des questions à l'islam, certains allant jusqu'à le rejeter, d'autres s'interrogent seulement sur certains points, mais les esprits réfléchissent partout et tentent de faire entendre leurs voix : défendons leurs droits élémentaires ...

Anne Marie Le Pourhiet

Anne Marie Le Pourhiet "met de côté" une partie de la réalité (sans quoi elle serait féministe aussi !), mais qu'est ce qu'elle met bien en évidence d'autres réalités et quel brio pour montrer les absurdités de certains raisonnements contemporains !
Nous devons l'écouter si nous ne voulons pas que les droits des femmes servent de prétexte à un enterrement de première classe de libertés fondamentales.

 

Jeanne

Ivan Boris et moi

" I have decided to fight islam " : moi aussi

Rappel d'un article de juin 2008 : la question, THE question





















LA question que nous devons nous poser est simple :
acceptons nous, oui ou non, l'éventualité que nos enfants ou petits-enfants soit soumis à la loi islamique ?
Ceux qui ne l'admettent pas, chercherons à comprendre ce qu'est l'islam, et chercherons une solution aux problèmes qu'il pose et un moyen de lutter contre ceux qui se battent pour sa suprématie.
Que les autres ne mentent pas : ils n'ont pas le plus petit souci du sort de leurs enfants.
Il n'y a que deux réponses : " JAMAIS" ou "peu m'importe".


THE question that we have to ask ourself is simple :
do we accept, yes or no, the eventuality that our children ou grand-children would be submitted to islamic law.

Those who do not admit it, will search to understand what is islam, and search a solution to the problems that it involves, and a mean to struggle against those who fight for his supremacy.
That the other do not lie : they do have the slightest care for the destiny of their children.
They are only two answer : "NEVER" or "I do not mind".


Nb : cette question se pose pour les parents du monde libre, européens ou autres "kuffars" ("mécréants" en arabe), comme pour les parents du monde aujourd'hui musulman ... comme le montre Wafa Sultan.


Pour mémoire : chanson de la "Grande guerre patriotique", où les Russes ont perdu 20 millions de morts, pour sauver l'avenir de leurs enfants ...

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Wafa Sultan :
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Wafa Sultan :
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"Nous musulmans avons été otages de notre propre prison."
"Nous devons en faire sortir les musulmans vivant en pays islamiques."
"L'islam n'est pas qu'une religion. L'islam est aussi une idéologie politique qui prêche la violence et applique son programme par la force."
"Je crois que nos grands parents, nos aïeux ne nous ont légué que des problèmes. Devons nous laisser nos problèmes à la génération suivante ? Nous ne pouvons pas, nous devons faire quelque chose."

Wafa Sultan :
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"Le musulman [dit Wafa Sultan], ... ces enseignements islamiques l'ont privé de sa raison, ont excité ses émotions."
" Vous devriez critiquer vos propres croyances, comme les chrétiens critiquent les leurs."


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http://www.memritv.org/clip/en/1783.htm

"Il est impossible - impossible ! - qu'un être humain lise la vie de Mahomet et y croit, en restant une personne psychologiquement et mentallement saine."
" Les compagnons de Mahomet ont découpé membre par membre, une femme qui allaitait son enfant ..."

Ancien ministre jordanien :
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" Allah vous a choisi pour l'appel et les conquêtes militaires des capitales du monde entier"
"Très bientôt Rome sera conquise, comme Constantinople l'a été."
"" Les conquêtes islamiques se propageront dans l'Europe toute entière, et les deux Amériques et l'Europe de l'Est"
"Je crois que nos enfants et nos petits enfants hériteront de notre jihad et de nos sacrifices, et les commandants de ces conquêtes viendront de leurs rangs"

La police recule devant les musulmans à Londres :
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" Le musulman ne vote pas pour un mécréant".
"Nous avons notre propre mode de vie, nous avons notre propre Charia, nous avons notre propre Religion (Din) ! Nous ne suivons personne en dehors de Mahomet"






















Quand les enfants plus tard demanderont : " Mais pourquoi nos parents ont ils laissé faire cela ?", ils n'auront pour toute réponse que l'humour noir d'un Konk : parce que tes parents préféraient croire n'importe quelle baliverne, plutôt que, soit de se remuer les méninges pour réagir aux bêtes lois du marché, ou pour trouver comment lutter contre une idéologie d'oppression et de mort, soit de se battre comme tes arrières grands-parents l'avaient fait pour eux ...

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PS :

Certains disent " Démographie ... la faute à l'avortement ... la faute aux féministes ..."

Non, démographie : la faute 1) à la tentation de nos Hommes de pouvoir à tirer profit de l'immigration au détriment des enfants européens plus chers, 2) à une tentation consumériste partagée par hommes et femmes, 3) aux violences et exploitation des femmes, la faute à ça :


Film : "Lilya for ever"

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du site du Women's Lobby http://www.womenlobby.org/ :
Vidéo "Pas à vendre" " Not for sale" "Acheter du sexe est un crime"
Interviews d'ex-prostituées, qui parlent de l'horreur de cette situation, et entre autres des entreprises de prostitution légales en Allemagne et aux Pays-Bas, c'est à dire des maquereaux légaux. :
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Hiro de la Luna

Maritain

Raïssa Maritain  Les Grandes Amitiés, coll. « Livre de vie », Desclée de Brouwer, 1949

«J’ai gardé de mon grand-père maternel le souvenir d’une bonté extrême, et d’une douceur qui, même à mes yeux d’enfants, a toujours paru extraordinaire… Elles venaient de sa haute piété, de sa piété de « hassid », de cette mystique juive qui a divers aspects, tantôt plus intellectuels, tantôt plus affectifs… La religion de mon grand-père était toute d’amour et de confiance, de joie et de charité.  »"

***

Quoique tous mes souvenirs affluent en moi au fur et à mesure que je les évoque, et ressuscitent avec leurs fraîches couleurs de jadis, ici, je t'avoue, il ne m'est plus possible de revivre au même degré la profonde détresse de mon cœur défaillant de faim et de soif de la vérité.
Cette angoisse métaphysique pénétrant aux sources mêmes du désir de vivre, est capable de devenir un désespoir total, et d'aboutir au suicide. Je crois qu'en ces dernières et sombres années, en Autriche, en Allemagne, en Italie, en France, des milliers de suicides sont dus à ce désespoir, plus encore qu'à l'excès des autres souffrances endurées dans le corps et dans l'âme.
]e ressentirais quelque chose d'analogue s'il arrivait que la France bien-aimée, en qui nous avons mis toute notre espérance en ce monde, devenait - mais non, ce peuple, cette jeunesse que nous avons connus ne le permettront pas - un pays barbare où la cruauté d'esprit et la grossièreté de cœur feraient la loi, où les valeurs évangéliques seraient tournées en dérision, où la liberté* de l'esprit serait humiliée, où régneraient le plus dur utilitarisme*, le faux réalisme, et le brutal instinct de domination. Alors il ne nous resterait plus qu'à supplier le Seigneur de nous retirer au plus tôt de ce monde, et à dire un Nunc dimittis de désespoir.
Je crois que des milliers de morts aujourd'hui sont dues à la déception totale de l'âme qui se croit trompée d'avoir eu foi en l'humanité, d'avoir cru à la force triomphante de la vérité et de la justice, de la bonté et de la pitié, de tout ce que nous savons être le bien.
C'est une angoisse de cette sorte que j'ai vécue alors. Mais elle a été un peu plus tard si miséricordieusement guérie qu'il m'est difficile, par-dessus tant de douceur et de bonheur, de la ressentir de nouveau dans toute son amertume. Sans doute d'autres angoisses sont venues, d'autres douleurs, souvent immenses, mais cette détresse-là je ne l'ai plus jamais connue. Cependant je ne l'ai pas oubliée. On n'oublie pas les portes de la mort.
Nous venions donc de nous dire ce jour-là que si notre nature était assez malheureuse pour ne posséder qu'une pseudo-intelligence capable de tout sauf du vrai, si, se jugeant elle-même, elle devait s'humilier à ce point, nous ne pouvions ni penser ni agir dignement. Alors tout devenait absurde, - et, inacceptable - sans même que nous sachions quelle chose en nous se refusait ainsi à accepter.
- Nous ne pouvons vivre selon des préjugés, bons ou mauvais, nous avons besoin d'en peser la justice et la valeur - mais selon quelle mesure? Où est la mesure de toutes choses?
- Je veux savoir si d'être est un accident, un bienfait ou un malheur; je méprise la résignation et le renoncement de l'intelligence dont nous avons tant d'exemples autour de nous.
Nous ne voulions pas non plus vouloir aveuglément ; cette «sublime» absurdité nous paraissait un monstre, et nous faisait horreur.
Ce qui nous a sauvés alors, ce qui a fait de notre réel désespoir un désespoir encore conditionnel, c'est justement notre souffrance. Cette dignité à peine consciente de l'esprit a sauvé notre esprit par la présence d'un élément irréductible à l'absurde où tout voulait nous conduire.
Déjà j'en étais venue à me croire athée; je ne me défendais plus contre l'athéisme, persuadée à la fin, ou plutôt dévastée par tant et tant d'arguments que l'on donnait pour «scientifiques». Et l'absence de Dieu dépeuplait l'univers,
- Si nous devons aussi renoncer à trouver un sens quelconque au mot vérité, à la distinction du bien et du mal, du juste et de l'injuste, il n'est plus possible de vivre humainement.
Je ne voulais pas d'une telle comédie. J'accepterais une vie douloureuse, mais non une vie absurde. Jacques avait pensé longtemps qu'il valait encore la peine de lutter pour les pauvres, contre l'esclavage du «prolétariat». Et sa propre générosité l'avait fortifié. Mais maintenant il se trouvait aussi désespéré que moi.
- Cette vie que je n'ai pas choisie, je ne veux pas non plus la vivre, dans de telles ténèbres. Car la comédie est sinistre. Elle se joue sur un théâtre de larmes et de sang.
Notre parfaite entente, notre propre bonheur, toute la douceur du monde, tout l'art des hommes ne pouvaient nous faire admettre sans raison - en quelque sens que l'on prenne l'expression - la misère, le malheur, la méchanceté des hommes. Ou bien la justification du monde était possible, et elle ne pouvait se faire sans une connaissance véritable; ou bien la vie ne valait pas la peine d'un instant d'attention de plus.
- Quand il n'y aurait qu'un seul cœur au monde à souffrir certaines souffrances, un seul corps à connaître l'agonie de la mort, cela exigerait une justification; et quand il n'y aurait que la souffrance d'un seul enfant* ; et quand même les animaux* seuls souffriraient sur la terre, cela, tout cela, exigerait une satisfaction.
- En aucun cas l'état de choses n'est acceptable sans une lumière vraie sur l'existence. Si une telle lumière est impossible l'existence aussi est impossible, et il ne vaut pas la peine de vivre.
Si ... Si ... Et nous allions ajoutant des strophes sombres et des strophes sombres à ce chant de notre détresse. Mais il y avait toujours ce conditionnel dans notre âme. Il y avait toujours cette petite espérance, cette porte entr'ouverte sur le chemin du jour.
Avant de quitter le Jardin des Plantes nous prîmes une décision solennelle qui nous pacifia : celle de regarder en face, et jusqu'en leurs dernières conséquences - pour autant que cela serait en notre pouvoir - les données de l'univers malheureux et cruel dont la philosophie du scepticisme et du relativisme était l'unique lumière.
Nous ne voulions accepter aucun masque, aucune cajolerie des grandes personnes endormies dans leur fausse sécurité. L'épicurisme qu'elles proposaient était un leurre, tout autant que le triste stoïcisme*, et l'esthétisme - un amusement. Nous ne voulions pas non plus, parce que la Sorbonne avait parlé, considérer que tout était dit. Le monde universitaire était alors chez nous si hermétiquement clos sur lui-même, qu'à cette simple pensée nous avions déjà quelque mérite.
Nous décidâmes donc de faire pendant quelque temps encore confiance à l'inconnu; nous allions faire crédit à l'existence, comme à une expérience à faire, dans l'espoir qu'à notre appel véhément le sens de la vie se dévoilerait, que de nouvelles valeurs se révéleraient si clairement qu'elles entraîneraient notre adhésion totale, et nous délivreraient du cauchemar d'un monde sinistre et inutile.
Que si cette expérience n'aboutissait pas, la solution serait le suicide; le suicide avant que les années n'aient accumulé leur poussière, avant que nos jeunes forces ne soient usées. Nous voulions mourir par un libre refus s'il était impossible de vivre selon la vérité.


Les Maritain, un couple indissociable

Si Jacques Maritain, philosophe prolixe, est encore beaucoup lu aujourd’hui, Raïssa, son épouse, philosophe, mais aussi poète et mystique, s’efface peu à peu de la mémoire collective. Pourtant, comme il l’affirmait lui-même, sans Raïssa, « il n’y aurait pas eu de Jacques Maritain  ».
A l’Ouest de Strasbourg, dans la vallée de la Bruche, un village alsacien, Kolbsheim. Sur la stèle de la tombe, au cimetière, un nom et un prénom en larges caractères, puis deux dates : « Raïssa Maritain, 1883-1960 ». En bas, à droite, en plus petit, un peu comme un hommage, un autre prénom, deux autres dates, puis cette conjonction de coordination qui semble tout dire, tout résumer : « Et Jacques, 1882-1974 ». Comme si le destin de ces deux intellectuels, de ces deux vies, ne formait qu’une seule et même existence, indissociable, irréductible. De sa muse, le philosophe a pu écrire que sans elle, « il n’y aurait pas eu de Jacques Maritain ». Ajoutant à l’intention de leur ami, l’écrivain Julien Green : « Raïssa m’aide tout le temps tandis que je trébuche sur les pierres du chemin ». Quel chemin ? Et quelles pierres ? Raïssa était-elle un Être envoyé, qui montre la voie, désigne l’objectif et préserve les pieds du faux-pas ?

D’où tenait-elle cette grâce ?
Chemin de sainteté, voies de la raison et de la prière, certitude de la miséricorde plus grande que tout. « Contempler – cette forme plus haute de l’action – et transmettre aux autres le fruit de cette contemplation » : la devise de saint Thomas d’Aquin, leur maître, leur sied à la perfection. À chacun. Car si Jacques fut le philosophe à l’œuvre foisonnante et cet être de prière, Raïssa fut celle qui mit les mots de la poésie sur une vie hors du commun, théorisa ce besoin irrépressible et vital de l’oraison, et se tint derrière et aux côtés de l’homme qui partagea sa vie.D’où tenait-elle cette grâce ? Même si elle laisse une œuvre poétique et philosophique remarquable, Raïssa passe volontiers d’abord pour une mystique. Ses écrits parlent pour elle. La mention des amis de jeunesse d’abord : Ernest Psichari ou Charles Péguy, il y a là l’évocation de deux êtres à la pensée aussi vibrionnante que leur existence. Une passion de l’humain adossée à un désir fou du ciel, des êtres épiques.
Un théologien contemporain a pu écrire que le mystique était cet homme – ou cette femme – « seul avec Dieu ». Sans doute. Mais d’une solitude toute relative, dès lors que vos contemporains reconnaissent en vous un maître, un ami, un sage, un prophète : une personne digne de confiance et d’être suivie. Quand, de surcroît, cette personne est formée aux disciplines de l’intelligence et dotée de la grâce de l’accueil, comme le fut Raïssa Maritain, la personnalité s’avère unique et universelle aussi. Toujours disponibles, les « Notes sur le Pater », rassemblées par Jacques et publiées par lui, mais écrites par Raïssa, traduisent ce haut degré d’exigence avec soi et cette infinie profondeur de la bonté. Mystique du cœur intelligent, meilleur fruit d’un thomisme mûri et généreux.

La fille d’Israël
Curieux couple, totalement incompréhensible selon les critères de notre époque. La fille d’Israël – son prénom veut dire Rachel – et le fils de Calvin allaient donner à notre histoire des lettres et de la pensée le duo le plus inouï qui soit. Ils s’unissent après des années communes sur les bans de la Sorbonne, étudiants impatients des leçons de Bergson. Le maître apaise un peu la terrible angoisse intellectuelle et existentielle qui les habite… et les rassemble. Deux ans plus tard, en 1906, ils sont baptisés dans l’Église catholique romaine. Léon Bloy est leur parrain.
Six ans plus tard, ils font le vœu de vivre comme frère et sœur… Cela ne les empêche pas, entre les deux guerres mondiales, de devenir la coqueluche – si l’on ose dire – du Paris des Arts et des Lettres. Leur maison de Meudon ne désemplit pas : Gide, Cocteau, mais aussi le futur cardinal Congar, et bien d’autres. Si Jacques manifeste alors cette incroyable capacité à tout entendre, à tout écouter, à renvoyer ses hôtes à eux-mêmes, à leur conscience, à leur liberté, c’est Raïssa qui reçoit et consigne dans ses notes les écrits destinés à devenir ce livre qui fera date : Les grandes amitiés. Raïssa qui aime la liturgie catholique, cette prière des grandes œuvres de Dieu, cette épiphanie divine… mais veille à préserver l’oraison, la sienne et celle de Jacques, cette prière intime sans laquelle rien n’est possible.

La gardienne et la muse
D’où vient ce génie de l’autre, de l’hôte ? Où chercher les racines de cette soif du ciel manifestée par les Maritain ? D’une enfance sans père pour Jacques, alors que sa mère est divorcée d’un avocat protestant sans éclat et sans envergure ? D’une famille juive émigrée pour Raïssa ? Comment oublier Rostov-sur-le-Don et ses pogroms, et ce grand-père maternel, hassid, juif pieux, qui tourne tout en joie et gratitude, en dépit des tracasseries de la police tsariste ? Si Dieu existe, il est immense comme la Russie et proche des hommes comme le Messie.
Vie sans enfants, mais pas sans fécondité. Où Jacques aurait-il trouvé la source pour évoquer dès les années 1930, à l’ère de la montée des périls, ce « Mystère d’Israël », selon une expression que reprendront les textes du concile Vatican II ? Raïssa la gardienne et Raïssa la muse. Il y a quelque chose de profondément touchant, émouvant même, à découvrir les manuscrits de l’un annotés par l’autre. « Tu es aussi professeur de philosophie », critique Raïssa relisant les épreuves du Court traité de l’existence et de l’existant. « Mais je suis un homme libre. Il faut laisser ça parce que c’est vrai », répond Jacques. Superbe échange d’un couple où la quête de l’existence fut réglée par cette obsession : la vérité.

Tout à la fois Marthe et Marie
Dans le second tome des Grandes amitiés, joliment intitulé Les aventures de la Grâce, Raïssa Maritain décrit l’effervescence intellectuelle et humaine, donc spirituelle, qui fit palpiter le cœur de la France après 1918. Elle écrit au chapitre VII : « Je me propose de parler maintenant de quelques événements domestiques et des premiers travaux de Jacques ». La maison et la philosophie. Marthe et Marie, les choses de la terre et celles du ciel… Dans De la vie d’oraison, elle rappelle : « La vie contemplative est selon les choses divines et la vie active selon les choses humaines, c’est pourquoi saint Augustin dit : “ Au commencement était le Verbe, voilà celui que Marie entendait ; et le Verbe s’est fait chair, voilà celui que Marthe servait ” ». Une citation en forme d’autoportrait pour celle qui fut l’ange et la muse d’un des plus beaux esprits du XXe siècle.
Benoît Vandeputte, dominicain, 2008


Extraits des Grandes amitiés, de Raïssa Maritain, Parole et Silence, 2000.

«J’ai gardé de mon grand-père maternel le souvenir d’une bonté extrême, et d’une douceur qui, même à mes yeux d’enfants, a toujours paru extraordinaire… Elles venaient de sa haute piété, de sa piété de « hassid », de cette mystique juive qui a divers aspects, tantôt plus intellectuels, tantôt plus affectifs… La religion de mon grand-père était toute d’amour et de confiance, de joie et de charité.  »
 «Nous fûmes baptisés à 11 heures du matin. Léon Bloy était notre parrain… Une paix immense descendit en nous, portant en elle les trésors de la foi. Il n’y avait plus de questions, plus d’angoisse, plus d’épreuves – il n’y avait que l’infinie réponse de Dieu. L’Église tenait ses promesses. Et c’est elle la première que nous avons aimée. C’est par elle que nous avons connu le Christ ».
 «La vocation chrétienne est une vocation contemplative. C’est par l’intelligence qu’au ciel, nous aurons notre béatitude :gaudium de veritate… Assurément, c’est la charité qui est le principe et la fin de la contemplation. Et les saints nous apprennent que dans l’union contemplative les précédés naturels de l’intelligence doivent faire place à des ténèbres pleines de lumières dans lesquelles Dieu se fait connaître par l’expérience… C’est ainsi que, du plus illettré au plus érudit, les chrétiens sont, proprement, des intellectuels ; et que le plus grand méfait des pseudo-intellectuels du monde moderne et d’avoir amené, chez beaucoup, la confusion de l’intelligence avec leur frénésie. »

Enfants assassinés au nom de l'islam

Des enfants sont visés délibérément, assassinés à bout portant ou à l'arme blanche, au nom de l'islam, au nom de l'islam, des petits palestiniens sont utilisés comme bombe humaine comme les petits allemands du film "quex". 
doctrine hideuse et maléfique







deux enfants, l'une chrétienne en indonésie, l'autre juif en israel, assassinés délibérément par des musulmans

  Sundus Othamn
assassinée à 10 ans par l'Etat islamique


Pegida 12 janvier 2015



" Mes parents sont musulmans. Parce que j'aime les musulmans je ne peux pas aimer l'islam "


Forgiveness



 Linda Jane Rule, assassinée à 16 ans

MALIK NARAM Nous exterminerons tous les Juifs !

Cet homme existe apparamment, mais il ne saurait être question d'attribuer son discours à tous les musulmans, quand il dit "nous, musulmans, vous détruirons, vous, juifs" il s'agit de sa déduction personnelle du hadith qu'il cite.

MALIK NARAM Nous exterminerons tous les Juifs !

Blasphémateur ! Livre de Waleed Al Husseini

Sortie le 14 janvier :

http://grasset.fr/blasphemateur-9782246854616

Blasphémateur !

maternité




Dans différentes situations, pas dans toutes comme le pense Gustave Thibon ( la vie de chacune est très variée), sa réflexion résonne très juste : " ils ne veulent pas enfanter dans la douleur " et reste "une plaie qu'on n'arrache pas" (l'échelle de Jacob, 1946) :
"Tous ces êtres qui s'agitent... Que cherchent-ils ? Ils ont tous soif d'avorter de quelque chose. Ils n'ont pas la force de laisser mûrir dans leurs entrailles leur douleur, leur solitude ou leur Dieu, et ils cherchent des moyens rapides et proches de se débarrasser de ces choses : qui les bras d'une femme, qui une vie facile, qui les vains jeux de la gloire ou du pouvoir. Ils ne veulent pas enfanter dans la douleur - et dans la douleur stérile et sans issue. Car l'avortement n'est jamais une délivrance, et le fruit vert arraché se survit dans les entrailles par une plaie qu'on n'arrache pas."

L'affaire Charlie et les féministes : rappel : La connectrice parle de moi ..

https://laconnectrice.wordpress.com/2014/09/09/feminisme-et-islamisation-debat/

Féminisme et islamisation. Débat

Publié le  
Elisseievna est, comme moi, une féministe historique qui anime un blog féministe et participe à la revue du CERF. Je partage la plupart de ses idées et prises de position, en particulier contre l’islamisation de la France qui instille la charia sexiste dans notre vie quotidienne et nos institutions.
Elisseievna  envoie certains de ses articles à Riposte laïque  comme le font quelques autres féministes historiques qui ont su évoluer avec les changements sociétaux. Les auteures féministes de Riposte laïque : http://elisseievna-ripostelaique.blogspot.fr/
Elisseievna m’a fait parvenir sa réponse à ces féministes qui n’ont rien compris au drame qui se joue actuellement et l’accusent de xénophobie.
Il est triste de constater que les féministes historiques, avec lesquelles j’ai partagé de merveilleux moment dans le Mouvement de Libération des Femmes au début des années 70, se soient enfermées dans des idéologies dépassées et mortifères et qu’elles ne veuillent pas ouvrir leurs yeux et leur tête sur les réalités d’un monde dominé par l’idéologie islamique qui est en grande partie responsable du terrible recul de la condition des femmes françaises et de leur mise en danger permanente.
En s’accrochant à des idées de gauche staliniennes et sclérosées, elles font du mal à la philosophie et à l’idéal féministe et donc à toutes les femmes de France et du monde.
La Connectrice

REPONSES AUX FEMINISTES QUI M’ACCUSENT DE XENOPHOBIE

par Elisseievna   ( ...)

Hameau des buis & Agroécologie


Pierre Rabbhi, une utopie verte réalisée par supervielle

http://www.la-ferme-des-enfants.com/


La situation vue par Uderzo



FTVi
#CHARLIE_HEBDO Le compte Twitter officiel de la bande dessinée Astérix avait relayé hier un dessin d'Uderzo réalisé lors de la mort de Goscinny pour rendre hommage aux victimes de l'attaque contre Charlie Hebdo.
Visiblement bouleversé, le créateur d'Astérix a repris le crayon à 87 ans pour réaliser un nouveau dessin, relayé par Europe 1.

homo & others







Le vrai civisme : le vrai travail idéologique contre l'islam : l'exemple de Frère Rachid



Comment Frère Rachid montre patiemment à un musulman qui appelle au meurtre, les contradictions et aberrations de son discours : voilà le vrai travail civique qui peut nous sortir du piège de Mahomet,
gràce à ce type d'échange, des musulmans fanatisés peuvent évoluer, et aucune goutte de sang n'est versée !

voilà une leçon de "travail idéologique" donnée à tous les carriéristes qui s'attaquent aux critiques de l'islam

http://elisseievnatome2.blogspot.fr/2015/01/brother-rachid-et-un-musulman-appelant.html

Eric Zemmour - Pourquoi je ne suis pas Catholique ? Le catholicisme est une religion minioritaire



Je ne sais pas si tout le monde appréciera l'humour d'Eric Zemmour, mais il est excellent !
Oui le catholicisme est redevenu très minoritaire en France.

Les dirigeants européens marcheront dimanche au côtés des amis des génocideurs d'aujourd'hui


Tout est de plus en plus dégoutant dans cette manifestation de dimanche !!!

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Non, je ne suis pas Charlie, je n'aime pas leurs caricatures méchantes moquant un Pape Jean Paul II malade, et pire, je pense qu'avec une couverture représentant Allah disant " c'est dur d'être aimé par des cons ", Charlie Hebdo a à la fois insulté les musulmans observants désignés comme des "cons" et creusé sa propre tombe en donnant un certificat de bonne moralité à l'islam, alors si humainement je plains les victimes et leurs familles, si je reconnais le courage des journalistes et de Charb, premier visé, en particulier, j'affirme que politiquement ils sont co responsables de leur propre assassinat car ils ont soutenu l'idéologie qui en est la cause. J'étais comme Charlie hebdo en partie dans les années 90 : moi aussi en entendant les "petites phrases" odieuses de Jean-Marie Le Pen sur la guerre puis sur les races, j'ai demandé l'interdiction du FN, et puis ce n'est que longtemps après que j'ai eu plus d'information pour comprendre le sens précis de ses phrases, moins grave que la première impression qu'elles donnent, mais terriblement et inutilement blessantes, en tout cas, je ne fais pas ce reproche à Charlie Hebdo dans une idée de supériorité : tout le monde peut se tromper, il n'y a que ceux qui ne font rien qui ne se trompent pas et encore, mais quand on est des "pro" de l'info on est plus responsable, et certaines erreurs tuent.


2

Je me souviens, comme Jeannette Bougrab, et merci à elle, de Toulouse et je me demande comment on peut oser appeler à une manifestation nationale et à un jour de deuil pour des assassinats d'adultes alors que l'on n'a appelé à RIEN pour des assassinats d'enfants en 2012 ...  Je ne veux même pas entrer dans l'analyse du sens d'un tel décalage de sentiment, tellement il me parait écoeurant.

Vous tous qui vous foutiez de la mort d'enfants juifs, allez vous faire voir.




3

L'OUIF qui a invité Qaradawi, celui qui incite au génocide des juifs, appelle à manifester, et aucun des dirigeants européens présents n'y trouve à redire ! Par contre on discute de la présence du FN qui à ma connaissance n'a jamais appelé à des pogroms (!) et dans le même article le JDD parle de l'appel de l'UOIF et du débat sur le FN sans un mot de surprise à l'annonce de la présence de l'UOIF (!)    http://www.lejdd.fr/Politique/Charlie-Hebdo-debats-autour-de-la-participation-du-FN-a-la-marche-711158

Merci à Christine Tasin d'avoir soulevé le problème de la présence de l"UOIF à cette manifestation.
http://ripostelaique.com/dimanche-je-ne-serai-pas-a-la-marche-aux-cotes-des-complices-des-assassins-de-charlie-hebdo.html








Al-Qaradawi et El-Masri interdits en France, l’UOIF regrette la controverse

Rédigé par Hanan Ben Rhouma | Mardi 27 Mars 2012

Les cheikhs Yusuf al-Qaradawi et Mahmoud al-Masri ne seront pas au Salon du Bourget de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) cette année. Le gouvernement français a interdit le territoire français à ces deux célèbres prédicateurs après que le Front national a lancé la polémique quelques jours plus tôt. Une conséquence directe du drame de Toulouse que l’UOIF regrette, sans pour autant montrer ses dents aux autorités. L’Union internationale des savants musulmans, dirigée par Al-Qaradawi, s’est indignée de la décision française.




Quant à tous ceux qui iront manifester aux côtés des amis de Qaradawi, ils me rappellent ceci :


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Et enfin, rappel, tous les dirigeants européens emmènent les français manifester après avoir martelé que la doctrine de l'islam n'était pour rien dans les attentats, ce qui est le summum du mensonge quand on connait le droit musulman, comme l'a rappelé Sami Aldeeb ici :http://www.lesobservateurs.ch/2015/01/09/lettre-ouverte-de-sami-aldeeb-dalil-boubakeur/